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de Noémie Nicoloso
création 2027
Ce projet théâtral explore la dépossession et la reconquête du corps féminin à travers une écriture mêlant fiction et témoignages. Une femme, après la catastrophe, traverse un état de perte de repères profond. Autour d’elle, des voix de femmes forment un chœur fragmenté qui accompagne sa transformation. Les paroles déplacent, fissurent et ouvrent vers un futur meilleur. Dans un lieu de passage, entre silence et parole, emprise et souveraineté, ces femmes vont tenter de réparer.
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Texte et mise en scène : Noémie Nicoloso
Aide à la dramaturgie : Apolline Gille Malézé
Distribution (en cours) : Célia Farenc, Thibaut Nogara Granier, Lauretta Trefeu, Julie Valle,
Marthe Wetzel
Danseur : Robin Manogil
Création musicale : Noémie Nicoloso accompagnée d’Océane Ramos Mouchon
Création lumière : Mélissa Gouillard
Aide à la création : Théâtre aux Croisements - Perpignan
Production : Compagnie Megaera
Soutien à la création : Théâtre aux Croisements - Perpignan, Maison pour Tous Frédéric Chopin - Montpellier
Durée : 1h30
Spectacle à partir de 13 ans
Dates :
Mai 2026 : La bibliothèque bavarde, Le Dôme, Montpellier - Lecture
Octobre 2025 : Festival "(A)VENIR III", Montpellier
Lecture d'une forme de 20minutes
Monstresse- étymologie : dérivé de monstre, avec le suffixe -esse.
Créature légendaire ayant des traits féminins. (Sens figuré) Personne cruelle ou effrayante. Personne disgracieuse ou difforme. La plupart des figures mythologiques terrifiantes sont des monstresses, des femmes qui détournent les hommes du droit chemin avec la séduction.
Ce projet s’inscrit dans une recherche théâtrale autour de la parole comme espace de transformation. Animée d’une nécessité intime et politique, je souhaite interroger la manière
dont le corps des femmes devient un espace de négociation, de dépossession puis de reconquête, à travers l’acte de dire. Il explore comment certaines voix, entendues au bon moment, peuvent déplacer une trajectoire intime.
L’écriture s'appuie sur deux matériaux mis en liens. D’un côté, des témoignages de femmes, entre 20 et 60 ans, recueillis autour de leur rapport à leur corps : ce qu’elles ont appris à taire, à défendre et comment reprendre possession. Ces paroles sont retravaillées et montées dans une langue théâtrale assumée nourrie de voix multiples. De l’autre côté, une fiction contemporaine centrée sur une femme qui, après la catastrophe, traverse un état de perte de repères profond.
Ici, il ne s’agit pas de raconter une histoire de violence ni de désigner des coupables mais bien de rendre visibles des processus invisibles. Un personnage masculin disparaît, proche de la caricature du roi des enfers, quitte rapidement le récit pour ne laisser place qu’à son empreinte dans le corps et la pensée. Et après ?
Le cœur de la fiction se situe dans ce qui persiste après la catastrophe, cet endroit detrouble, dans ce qui doit être nommé pour pouvoir se transformer. Les femmes prennent la parole depuis l’« après » constituant un chœur qui anticipe, contredit les mécanismes et déplace son regard à elle. La langue comme espace de friction entre le singulier et le collectif, entre l’intime et l’universel. Je cherche à rendre visibles les traces invisibles de la catastrophe laissées dans le corps depuis la pensée. Ma recherche porte sur la manière dont les mots agissent sur le corps. Ici, ils fissurent un récit figé, ouvrent des zones de doute, permettent à cette femme de reformuler sa propre histoire avec une dramaturgie de la transformation. Le projet explore une écriture du glissement qui invite à lire entre les lignes des mécanismes de survie. La transformation du personnage principal est progressive, faite de micro-basculements vers la sortie, le retour à soi. Une souveraineté fragile mais reconquise par l’acte de dire.
Noémie Nicoloso
